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Parker: ''La pression me rend meilleur'' 
A 32
ans, Sam Cassell réalise la meilleure saison de sa carrière
sur le plan individuel (20,2 pts/m), mais les Bucks ont
les pires difficultés à assumer leur statut de
meilleure équipe de l'Est. En négociations pour obtenir
une prolongation de contrat (3 ans et 17 millions de
dollars), "le Chinois", double champion NBA
avec Houston lors de ses deux premières saisons NBA, libère
sa gouaille légendaire.
Vous
avez joué, il y a quelques semaines, face aux Spurs. Que
pensez-vous de Tony Parker ?
Tony est un jeune joueur excitant. Il va devenir de plus
en plus fort en vieillissant. Il découvre encore cette
ligue, mais il se débrouille déjà très bien. Il a la
chance d'être dans une équipe de vétérans, ce qui lui
ôte pas mal de pression. Mais il joue déjà bien avec
eux. Cet environnement lui convient bien.
D'après
vous, qui de Parker ou Tinsley a l'avenir le plus
brillant en NBA?
Tous deux ont un avenir prometteur. Il est très
difficile de les comparer. Pour commencer, ils évoluent
dans des équipes totalement différentes. Il est encore
tôt pour dire lequel des deux réussira le mieux.
Vous
avez effectué vos débuts en NBA à 24 ans. Tinsley a 23
ans. La maturité est-elle un atout lorsque l'on démarre
dans la Ligue ?
Je le pense, oui. C'est important d'être prêt. Enfin,
ça l'était. Aujourd'hui, ce n'est pas difficile de
jouer dans cette ligue. Le niveau n'y est plus aussi élevé
que par le passé (il sourit). Un jeune joueur, comme
Tony Parker, un gamin de 19 ans, peut se débrouiller,
parce que ce n'est plus ce que c'était.
Vous pensez donc que le succès de Tony
Parker est lié à une baisse du niveau global du jeu NBA?
Oui. En 1993, lorsque je suis arrivé en NBA, je peux
vous dire que jamais un meneur d'1,85 m et 19 ans n'aurait
pu réussir dans la Ligue. C'était impensable. Ça ne
pouvait pas arriver.
Que s'est-il
passé depuis?
Les très bons meneurs ont vieilli et sont partis. Les
nouveaux sont bons, mais ils ne sont pas au niveau des
anciens. Il y a quand même quelques tous bons, comme
Jason Kidd, ou Stephon Marbury. On ne peut pas mettre
Tinsley ou Parker dans la même catégorie que ces gars là.
"Philadelphie
va nulle part"
Que
pensez-vous des Nets, votre ancienne équipe, qui est
actuellement en tête de la Conférence Est?
Ils jouent au basket. Ils ont appris à s'entraider. (Byron)
Scott leur a fait beaucoup de bien. Je savais qu'ils
finiraient par arriver à quelque chose. Sur le papier,
ils avaient déjà du talent. Il leur suffisait d'un peu
de temps. Cette année, ils ont enfin un effectif au
complet, sans blessé. Ce n'est pas comme les Bucks. Ils
ont vraiment trouvé leur rythme. Maintenant, ils sont
lancés. C'est vrai que Jason Kidd y est pour beaucoup,
mais il ne faut pas oublier Keith (Van Horn), Kerry (Kittles)
et Kenyon (Martin). On peut lancer la balle, mais il faut
quelqu'un pour la récupérer et en faire quelque chose.
Vous
n'êtes donc pas surpris?
Pas du tout. Je pense même que si Stephon (Marbury) était
resté, ils gagneraient aussi. Jason les a aidés, mais
il n'a pas tout changé.
Pour
vous aussi, New Jersey est donc bien l'équipe à battre?
Qui
a dit ça ? Philadelphie est l'équipe à battre, parce
qu'ils sont champions de l'Est en titre. Enfin... ils ne
vont nulle part. Même avec le petit bonhomme, ils ne
vont nulle part. New Jersey a le meilleur bilan à l'Est
au moment du All-Star Game, mais cela ne veut rien dire.
C'est simplement un bon début. On ne gagne pas de titre
en février. C'est la même chose pour Sacramento ou
Minnesota, ils n'ont pas encore gagné le titre. A l'Est,
il est encore bien trop tôt pour dégager quoi que ce
soit. Pour l'instant, c'est un champ de bataille, dont
personne n'est encore sorti.
Vous
négociez actuellement la prolongation de votre contrat.
Où en êtes-vous?
Ça avance. Je n'aime pas trop parler de ça, parce que
les gens s'imaginent que je ne pense qu'à ça. Donc, je
n'en parle qu'une fois par an. Je veux simplement gagner
ce que je mérite. Ici, à New York, cela fait rire les
gens, mais à Milwaukee, ils prennent ça à coeur. Ils n'aiment
pas qu'on se plaigne parce qu'on ne gagne pas assez. Mais
je ne fais que dire la vérité.
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